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la bienheureuse surpopulation de la solitude

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J’ai reçu les épreuves du livre de novembre. L’imprimante du château a sorti un gros tas de feuilles, chaud, tout chaud. Le livre est là, les dessins de Quentin sortent bien, trouvent leur place dans le texte. Il me reste à le relire pour éliminer les erreurs, problèmes, défauts restants. Il en reste toujours de ces petits diables.

Je viens de terminer de rédiger la page de remerciements, l’occasion de citer quelques personnes qui ont été importantes cette année pour moi. C’est un exercice que j’aime de plus en plus (comme les postfaces, d’ailleurs, je commence à prendre des notes pour celle de la Disparition), une manière d’écrire autre chose, autrement, ce n’est pas le roman, mais ça a un lien.

Temps gris ici et ça fait du bien. J’écris ce livre imprévu, à propos de Beckett (un acte de piraterie), et c’est suivant les moments excitant ou effrayant, surtout que je dois rendre le manuscrit fin septembre. Et je ne veux pas laisser mes autres livres, ces deux livres commencés. Un fellow me demandait si ce n’était pas trop difficile de rester seul toute la journée. Il ne comprend pas : je n’ai l’impression d’être seul, c’est même tout le contraire, je suis envahi, heureusement envahi d’idées, de personnages, de vie. Le monde peuplé est là, aussi. Cela dit il y a un genre d’apéro ce soir pour le départ de quelques fellows et ça sera chouette.

Nina Simone, Every one’s gone to the moon, Mr Bojangles, Just like Tom Thumb’s Blues, Cherish.

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