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Cabourg

Le plus important : hier nous avons vu Mary and Max, un film d’animation australien. C’est une merveille. L’histoire d’une correspondance qui dure sur une vingtaine d’années entre une petite fille australienne (qui donc deviendra grande) et un new-yorkais atteint du syndrome d’Aspergen (incapacité à communiquer, angoisses etc). Cela rappelle ce livre d’Hélène Hanf, 84 charing cross road (pour la correspondance longue distance sur plusieurs décennies). Le film est techniquement époustouflant, drôle, triste, profond, léger. A chaque plan il y a une invention. L’utilisation des voix-off est parfaite. Les personnages sont ridicules et bouleversants. C’est décidé voilà mon film préféré de tout le festival. Je refuse que d’autres films me plaisent davantage (je ne suis pas juré, je suis parrain du jury jeune, je ne pourrais donc pas voter, il ne me reste qu’à faire de la propagande subliminale). Hier, un peu plus tôt nous avons assisté à la projection de Fausta, un film péruvien qui raconte l’histoire d’une femme qui s’est mis une pomme de terre dans le vagin.
Le grand intérêt de ce festival, c’est la mer. J’ai marché sur la plage, si j’ai le courage j’irai me baigner ; ce matin j’ai pris mon petit déj dans le restaurant de l’hôtel, les fenêtres sont immenses et la mer prend toute la place. C’est super. L’hôtel en lui-même est surprenant. Les couloirs sont tapissés de fleurs et de formes rouge sang, on a l’impression de marcher à l’intérieur du corps de quelqu’un. C’est beau et vraiment fou.