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dépendance

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Je suis quelqu’un de dépendant. J’ai du mal à être raisonnable dès qu’une chose me plaît. Ce n’est pas bien grave la plupart du temps (quand il s’agit du thé, de la psychanalyse, du travail, de telle chanson de Belle & Sebastian). Cela m’énerve un peu quand l’addiction m’empêche de travailler. Internet est une sorte de drogue. Je reçois quantité d’emails chaque jour et mon ordinateur me le signale en faisant un drôle de son (blang!). Je réponds, ça interrompt mon travail. Et puis il y a tellement de choses intéressantes. C’est comme être dans une grande bibliothèque. J’ai parlé plusieurs fois de ça avec Steve Toltz qui a le même problème. Il est passé à l’atelier aujourd’hui et il m’a annoncé avoir trouver la solution : Freedom, un logiciel gratuit (un shareware en fait) qui permet de déterminer le temps que l’on désire passer sans connexion à internet. Pour supprimer la protection, il suffit de redémarrer l’ordinateur, c’est simple, mais cette modeste barrière est suffisante pour s’empêcher de craquer et de se précipiter pour regarder un truc sur youtube, lire tel blog ou consulter la fiche Wikipedia de ce papillon qui s’est collé à la vitre de l’atelier. Ce logiciel va changer ma vie. Petite page d’explication ici.
Steve m’a montré les livres qu’il est en train de lire. Entre autres (en anglais) La Psychanalyse du Feu de Bachelard, avec une préface de Northop Frye ! La classe. Voilà une préface qu’il me faut. Il m’a parlé de Ronald Laing (je ne connais pas) et de Ciment, de Thomas Bernard (jamais lu cet auteur). C’est chouette de découvrir de nouvelles choses. Je sens que ma montagne de livres va encore grandir. Ce matin j’ai lu Vaincre Hitler, d’Avrahum Berg, p.104, suite à des considérations sur le livre de Fanon, Peau Noire, Masques Blancs, il écrit « Nous vivons une civilisation de mots lavés (…). (…) ils ont écrit mais en usant de formules qui permettaient d’ignorer le véritable sens des mots. Oui, ils ont écrit, mais de sorte que l’on ne sache pas ce que l’on ne préférait ne pas avoir ».
Aujourd’hui, mon frère et moi avons appris la mort d’une de nos grand-tantes, Tante Marcelle (alias soeur Saint-Yves – eh ouais famille de catholiques bretons). Jusqu’à l’année dernière personne n’était jamais mort dans ma famille. En un an, mon père et deux grand-tantes sont mortes (ajout dimanche : j’avais oublié -signe que cette partie de la famille existe peu pour moi- ma grand-mère paternelle est morte aussi, il y a quatre mois).

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