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Nantes

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Depuis la disparition de Paris, il fallait bien trouver un autre endroit où vivre, un autre endroit qui deviendrait Paris. Nous avons choisi Nantes, nous y sommes installés depuis une semaine, dans un appartement à cinq minutes de l’île de Versailles et son jardin japonais. La semaine prochaine s’y tiendra (et sur la portion de l’Erdre l’entourant) un festival de jazz en plein air (et une bourse aux disques). L’Erdre c’est le canal Saint-Martin local, mais qui n’a pas encore été antoineetliliisé. Hier soir, nous sommes allés voir un des films de la rétrospective Raoul Walsh, The roaring Twenties au Cinématographe, qui est une sorte de condensation de l’Action Christine, du Champo et de la Filmothèque du Quartier Latin. Nous n’avons pas encore de vélos, mais les vélibs (bicloo) fonctionnent bien, il y a pas mal de stations. J’ai vu un vieux Raleigh (1978) tout noir avec une selle Brooks sur un site de petites annonces, je vais peut être me laisser tenter. Les livres sont encore dans les cartons, nous ne nous sommes pas décidés pour le genre de bibliothèque que nous voulons (meubles, crémaillères…). Le temps change sans cesse ici, c’est très agréable. Il me reste à trouver un atelier.

Parmi les nouvelles de cet été : mon éditrice, Alix Penent, a quitté les éditions de l’Olivier pour rejoindre Flammarion. Cela a causé un peu d’effroi et de panique, de trouble au moins, ici et là. Bien sûr, les auteurs qui travaillaient avec Alix se posent la question : rester ou partir ? Je travaille à ne plus être inquiet, alors même que j’ai des réserves de talent pour l’angoisse. Ce chamboulement du monde de notre travail peut, si nous y travaillons, produire de belles conséquences, quelque soit la décision. Nous verrons.

Quelques liens : Pour une communication ouverte sublime, le blog d’Erin. J’ai lu Fanfare d’Aude Picault, pérégrination intellectuelle et sentimentale dans la continuité de Transat, c’est un beau livre.

Je continue à penser au livre numérique. Il y a quelque chose de joyeux dans le bordel autour de ça (excepté les DRM), beaucoup d’initiatives, de débats, d’essais. De nouveaux éditeurs naissent, de nouveaux auteurs sont publiés. Cela chamboule les frontières, la géopolitique du monde du livre, et c’est donc réjouissant. Seules ombres : quelle place pour les libraires ? pour les bibliothécaires ? Ils doivent avoir leur place, ne pas les oublier. Marc m’a fait la démonstration de son ipad 2, joli objet, mais sans port usb, avec les limitations propres à Apple, donc ce n’est pas encore la tablette que je vais acheter. Une amie m’a dit qu’elle lisait sur son smartphone (iphone4).

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